Je fus réveillée par la voix de ma mère.
-Amy ! Amy Chérie !
-Oui ? demandai-je d'une voix ensommeillée.
-Bon anniversaire ma puce !
-Merci maman. Dis-je en souriant.
-Tiens, ton petit déjeuner, me dit-elle en me déposant un plateau sur mon lit.
-Merci encore maman.
-Tu te rend compte ? Dix-sept ans ! Ca me donne un coup de vieux tout ça à moi !
-Mais non !
-Bon, il faut que j'y aille. Que vas-tu faire aujourd'hui ?
-Jonathan m'emmène faire les magasins.
-O.K, bonne journée ! Profite en bien.
-D'accord.
Elle sortit de ma chambre.
Je commençai à manger mon petit déjeuner. Quand j'eu finis, je posai mon plateau sur mon bureau.
Une demi-heure plus tard, quelqu'un frappa à ma porte.
-Oui ?!
La porte s'ouvrit sur Jonathan.
-Bon anniversaire Amy !
-Jonathan ! Comment as-tu fait pour rentrer ?
-La porte était ouverte.
-Oh !...
Il s'approcha de mon lit et s'allongea à coté de moi.
-Alors, quel cadeau te ferai plaisir ?
-Hum...
Je réfléchi une minute.
-Amy ?
-Oui ?
-Tu as choisi ?
-Oui.
-Alors ?
-Embrasse-moi, dis-je en rigolant.
-C'est tout ?
-Oui.
Il s'approcha de moi et m'embrassa.
-Bon, nous y allons ?dit-il plein d'entrain.
-Il faudrait d'abord que je m'habille, tu ne crois pas ?
-Oui, dit-il après mur réflexion.
Il alla s'asseoir sur mon siège de bureau et attendit.
-Jonathan ?
-Oui ?
-Dehors.
-Pourquoi ?
-Je dois m'habiller.
-Je sais.
-Donc toi tu vas attendre dehors.
-Oh, tu sais, ça ne me dérange pas de rester là.
Je m'approchai de lui, l'embrassai, et le mis dehors.
-Allez, oust !
-D'accord , dit-il résigné.
Je fermai la porte. J'enfilai des sous-vêtements propres, un pantalon blanc et un tee-shirt gris. Je me fis une queue de cheval, mes cheveux noirs retombaient sur mes épaules. Je pris mon sac, mis mes tennis noirs et rejoignis Jonathan.
-Enfin te voilà !
Nous sortons de la maison, et nous entrons dans sa voiture. Nous allons dans le centre commercial de Biarritz qui n'était qu'à dix minutes de chez moi. Jonathan se gara au parking et nous entrons dans la galerie marchande main dans la main.
Nous avançons vers H&M.
Vers treize heures quinze, nous allons à la cafétéria en passant devant une bijouterie.
-Oh ! m'exclamai-je.
-Qu'est-ce qu'il y a Amy ?
Dans la vitrine de la bijouterie, se trouvait le même pendentif que mon père m'avait offert quand j'étais petite et que j'avais perdue deux ans plus tard . Il s'agissait d'un rubis monté en pendentif sur une chaîne d'argent. Je regardai le prix.
-Trois cent euros !dis-je incrédule.
-Amy ? Tu veux ce collier ? Je te l'offre si tu veux.
-Non, ça ira.
Nous étions juste devant la cafétéria.
-Je vais au toilettes Jonathan, le prévins-je.
-D'accord, je t'attend.
J'entrai dans les toilettes.
Je me lavai les mains quand un grand fracas retentit dans tout le centre commercial. Du verre brisé. Je sortit en courant et me précipitai dans la galerie. Je vis un homme armé d'un pistolet qui menaçait des hommes à terre.
Je m'enfermai dans une cabine des toilettes et attendit.
Des cris résonnaient, ainsi que des pleures d'enfants. Je me demandai où pouvait être Jonathan. Je me rongeai les ongles, chose que je ne faisais plus depuis l'âge de huit ans.
Deux coups de feu retentirent.
J'eus soudain très peur. Des sueurs froides coulaient le long de mon visage. Je tremblais.
Un autre bruit de verre cassé se fit entendre, puis, plus rien.
Le silence était complet.
Quelques secondes plus tard, une personne hurla, apparemment au téléphone.
-Une ambulance, vite !!!!! hurlai la voix. Centre commercial de Biarritz, deux blessés par balles ! poursuivra t-elle.
Ma respiration s'arrêta nette.
J'ouvris la porte de la cabine, puis celle des toilettes. Je m'avançais vers la bijouterie. Un regroupement de personnes hurlait. Je m'approchais lentement, tremblante comme une feuille.
-Qui est-ce ? demandai-je à une vieille femme.
-Un jeune homme et une employée de la bijouterie.
-Est-ce qu'il y a une personne dans l'assistance qui se prénommerait Amy ? coupa une voix d'homme. Elle est réclamée par l'un des blessés.
BY CLARA